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INTERVIEW - 2006 - L'ALBUM MAYBE

De quoi parlent vos chansons ?
HH : elles parlent des choses de la vie, parfois des bonnes comme l'amour, parfois des mauvaises comme l'addiction ou la mort, la tentation.
Carl : nos chansons sont libres d'interprétation. Par exemple, « Gone » parle d'un départ. Il peut s'agir d'une séparation amoureuse, d'un décès ou d'autre chose encore. Elles sont toutes personnelles et proviennent de nos expériences, mais chacun les interprètera par rapport à ses expériences.

Quelles sont vos chansons phares ?
Carl : je ne suis pas sûr de pouvoir répondre à ça. Nos chansons expriment des sentiments variés et selon l'humeur du jour, certaines prennent plus d'importance que d'autres.
HH : on avait choisi ‘Breathe' pour tenter notre chance dans les radios en tant que single promotionnel car c'est celle qui sonnait « la plus commerciale », mais c'est le public qui décide finalement de ce qui sera une chanson ‘phare'.
Carl : « Stay », « Going Nowhere » et « Wish you well » sont aussi commercialisables, mais comme le dit HH : voyons ce qu'en pensent les gens.

Je vois que Jean-François Maljean a joué sur « High on Love ». Pourriez-vous m'en dire plus ?
Carl : J'ai toujours été un fan de Jean-François, depuis l'époque où il accompagnait Rapsat. C'est un pianiste et compositeur de talent, doublé d'une personnalité forte. Quand on s'est rencontré, je lui ai parlé de notre projet et de cette chanson que je voulais faire au piano. Je lui ai demandé, il a dit ok. Je lui ai donné les accords et je lui ai joué le morceau à la guitare ; en deux heures, c'était enregistré.

Vous vous êtes auto-produits. D'où vient votre son ?
HH : du rapprochement de nos différences musicales. C'est vraiment une intersection de deux mondes. A la base, la musique de Carl ne me parlait pas ; trop électronique… nous avons discuté de la meilleure manière de trouver un son commun sans pour autant trahir nos goûts, aussi différents soient-ils.
Carl : en studio, on a essayé plusieurs versions de certaines chansons pour voir ce qui nous plaisait à tous les deux. On s'est aussi ouvert aux goûts de l'autre. On utilise les guitares en tous genres, les synthés en tous genres… enfin … on ne s'arrête pas à un type d'instruments. Tout ce qui fait du bruit et qui sonne bien, c'est bon pour nous.
HH : mes amis nous trouvent plutôt électro et ceux de Carl plutôt rock guitares

Comment s'est passé le travail en studio ?
HH : je n'en avais jamais fait auparavant et comme je préfère la scène, il m'a fallut un temps d'adaptation avant d'être à l'aise dans cet environnement.
Carl : l'ambiance y a toujours été bonne, sans pression de l'un ou de l'autre. On a toujours discuté ensemble des choix d'instruments, d'arrangements et autres et de la direction qu'on voulait donner aux chansons.

Combien de temps vous a-t'il fallu pour produire l'album?
HH : longtemps, car il a fallu qu'on se rejoigne et qu'on trouve notre son. Ceci dit, le résultat nous correspond vraiment. On l'a peaufiné, et ce temps là n'était pas du temps perdu.
Carl : certaines chansons ont été écrites avant même notre rencontre, mais depuis qu'on travaille ensemble, on évolue. Le prochain album ira plus vite parce qu'on se connaît mieux et qu'on tirera des leçons du premier.

Parlez-nous donc de vos influences ?
HH : je n'aime pas ce terme. Je préfère qu'on parle de références parce que la musique qu'on écoute ne nous influence pas forcément. Par exemple, j'écoute Irma Thomas, mais vous n'en trouverez pas dans mon chant.
Carl : on est sans doute influencés indirectement par ce qu'on écoute, comme tout le monde, mais je ne pourrais pas vous dire en écoutant Velvet Avenue, qui ou quoi a pu donner un sens, une direction à notre son ou à telle ou telle chanson.

Alors, parlez-nous de vos références !
Carl : les miennes s'étalent sur trente ans… entre Pink Floyd, Depeche Mode, Midge Ure , Pierre Rapsat, Keane, Coldplay, Evanescence, OMD, Ultravox, U2, Simple Minds, REM, Linking Park, et bien d'autres encore. Ils ont certainement joué un rôle dans mes inspirations, mais qui, quand et comment… impossible de le dire !
HH : pour moi, ça va de la grande Janis (Joplin) à Jimi Hendrix, Metallica, Guns ‘n Roses, Ben Harper, les Rolling Stones, David Bowie, Pearl Jam, Bjork et d'autres encore…
Carl : on se demande qui de nous deux est le plus âgé ...
HH : physiquement, on ne peut pas se tromper ...

Est-ce que votre album va marcher ?
HH : bien sûr qu'il va marcher !
Carl : C'est un très bon album ! Notre travail aujourd'hui consiste à le faire connaître. Les premiers retours sont déjà très positifs.

 

 

 

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